Formée à la danse et à la musique classique à l’ENMD de Charleville-Mézières dès son enfance jusqu’à son baccalauréat, Neige Scariot suivra ensuite des études théâtrales à l’université de Rennes, ville où elle rencontrera le flamenco et notamment le maestro Manuel Soler lors d’un stage organisé par Apsâra Flamenco. Une bouleversante révélation qui la séduit immédiatement et l’emmène vivre jusqu’en Andalousie, à Jerez de la Frontera, l’un des berceau du flamenco. Elle se forme alors auprès de Maria del Mar Moreno, Jaime Cala, Anna Maria Lopez, Mercedes Ruiz, et Manuela Moneo Carpio. Autant de rencontres qui l’amènent peu à peu à exprimer une danse d’une grande finesse et d’une grande puissance à la fois.

De retour en France, elle participe à la création de « Vivencias », un spectacle pour deux danseuses et trois musiciens (cie Al Golpe Rennes, 2007) et crée sa propre compagnie en Champagne-Ardennes et son premier spectacle: « Yalla! ». (2009)
En 2010, la rencontre avec le danseur Israël Galvan, dont Neige suit le travail depuis quelques temps déjà, va être décisive; son enseignement aura l’effet d’un déclic en lui montrant la possibilité d’une liberté totale, même au travers d’un genre cloisonné comme le flamenco. En découle « Solo » première chorégraphie élaborée sur une musique autre que flamenca, celle de Djeli Moussa Diawara et Bob Brozman. intitulée « Maloyan Devil ». Puis en 2014, Neige chorégraphie le « Boléro » de Maurice Ravel où les mouvements sont résolument éloignés de l’esthétique flamenca. L’année suivante voit le jour « La marche à suivre », un spectacle qui réunit sur scène le chant flamenco, la musique rock et la vidéo et qui affirme cette direction nouvelle dans la création: le mélange des genres. En 2017 Neige créer avec le musicien Baptiste Dequet une forme courte « Amour électrique », un duo rock et percussif de 20 minutes et en 2018, « Is This Desire? », une pièce chorégraphique, poétique et visuelle.

Les créations de Neige, toujours imprégnées de la technique et de l’âme du flamenco, sont complètement détachées de la tradition pure. Elles n’en gardent que l’essence ainsi que la précision du « geste flamenco » et laissent une empreinte plus contemporaine et libre. Sa danse est puissante, magnétique et raffinée, et s’en dégage une étonnante expressivité.

Historique des oeuvres:
2009: « Yalla! »
2012: « Solo », musique « Maloyan Devil » de Djeli Moussa Diawara et Bob Brozman
2013: « Messe Flamenca »
2014: « Boléro »
2015: « La marche à suivre »
2017: « Amour électrique »

2018: « Is This Desire? »